Pause café avec Denis Horvat

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Du studio au dancefloor, le talentueux DJ et producteur Denis Horvat qui nous vient de Copenhague a pu conquérir la scène underground en quelques années, notamment grâce à ses sons novateurs et son style qu’il aime appeler “Synthesiser Techno”. Avec de multiples sorties sur AEON, Innervisions et Exit Strategy, Denis a récemment signé son dernier bijou sur Afterlife.

Prenons un café avec Denis pour échanger sur son éducation musicale, sa relation avec certains de ces labels et comment cela a pu l’aider à construire sa carrière.

 

Dans ta bio tu mentionnes avoir écouté les disques de ton père et joué de la batterie étant petit. Comment cela a-t-il influencé tes productions ?

Mon père est assurément une de mes inspirations. Il écoutait de tous les styles de musique. Les artistes dont je me souviens le plus sont Depeche Mode, Blondie, Donna Summer et Billy Idol. J’imagine que mes productions sont influencées par les sons des années 80. 

 

 

En 2009 tu as déménagé à Copenhague pour te concentrer sur ta carrière dans la musique. Presque 10 ans plus tard, es-tu satisfait de ce choix ? Prévois-tu de vivre ailleurs dans le futur ?

J’ai du déménager à Copenhague car c’est là où se trouvent les clubs underground dans mon pays, et je voulais aussi commencer à me créer un réseau. Ces dernières années j’ai pu me construire le studio de mes rêves à Copenhague, je pense donc que j’ai pris une bonne décision :) Pour l’instant je reste ici - j’adore ma ville.

 

Il y a quelques temps tu mentionnais être un “geek du synthé”. Quel synthé a eu le plus d’influence sur ton travail et pourquoi ?

As-tu une routine particulière lorsque tu produis ?

J’adore le matériel analog de manière générale - mais oui, j’ai une passion pour les synthés vintage. J’ai acheté un Moog Model D récemment, c’est mon synthé préféré du moment - mais ça change régulièrement. C’est difficile de dire si un synthé ou un autre a une influence, mes idées viennent généralement quand je jam. C’est comme ça que je commence à créer un morceau. 

 

 

Ta relation avec Alex Niggemann et son label AEON a été un véritable tournant dans ta carrière. Peux-tu nous en dire plus à ce sujet ?

J’ai toujours été fan de la musique d’Alex, et lorsqu’il a lancé son label AEON il y a 5 ans, je lui ai envoyé mes démos. Mon second EP ‘Cedevita’ a particulièrement été un moment décisif pour moi. J’ai reçu le soutien des gars d’Innervisions, ce qui a aidé à me faire connaître. J’imagine que c’était un mix entre travail acharné et musique de qualité :)

 

 

Le mois dernier tu sortais un EP de 3 tracks sur Afterlife, ‘Modelo’ EP, qui est déjà un succès en club. Quelle est l’histoire derrière cet EP ?

Après ma contribution à “Realm Of Consciousness Pt.II” sur Afterlife, Matteo et moi étions d’accord pour que je travaille sur un EP. A la base ‘Natural Causes’ devait sortir sur la compilation, mais quand je lui ai envoyé ‘Bruto’ il a préféré choisir celle-ci, et a gardé NC pour mon prochain EP. Puis progressivement nous avons trouvé 2 autres tracks pour compléter.

 

Tes vidéos ‘From the studio, to the dance floor’ totalisent des milliers de vues. As-tu déjà envisagé de donner des cours pour apprendre à produire ?

Je suis très heureux de voir les réactions que suscitent ces vidéos. Mon idée était de montrer comment j’en suis arrivé aux différents éléments des morceaux en question - uniquement les bases bien sûr. Pour être honnête je ne pense pas que je serais un bon professeur. J’ai mon propre rythme de travail, qui pourrait être compliqué pour d’autres. Pour moi l’essentiel est d’avoir un bon set-up, ça rend ton organisation beaucoup plus facile.

 

Que fais-tu de ton temps libre lorsque tu ne joues pas quelque part dans le monde ou que tu ne crées pas de la musique en studio ?

Il y a tellement de choses à faire. J’adore conduire ma café racer en été. Malheureusement nous n’avons pas les meilleurs étés au Danemark, mais quand le soleil se montre j’en profite au maximum ! J’ai aussi une bonne bande d’amis avec qui je sors. Et j’essaye de rester en forme et de faire du sport, d’aller courir.

 

Quels sont tes plans pour 2018 ?

Il se peut qu’un live soit prêt d’ici la fin de l’année. Tout dépendra de si 2018 est trop chargée ou non.

 

Interview par Dario Dea - traduit de l'Anglais

Coralie Lauren